Quand les transes gnaouies rencontrent les boucles de la musique subsaharienne et se mêlent à l’électro la plus ensorcelante, la célébration se fait forcément explosive.
Sur les pistes de cet African techno, Anass Zine et Arthur Péneau, chanteurs-instrumentistes au gumbri, à l’oud et à la kora électrique, embarquent Did Miosine aux machines pour un trip envoûtant aux confins du Maghreb. Derrières les voix enchanteresses ou rugissantes, l’appel à la danse se fait par les rythmes et les soubresauts ternaires baignés d’électro. Ça tourne jusqu’à s’étourdir, ça bouillonne et tourbillonne dans des transes infinies aux échos d’Orient et aux grooves apatrides.
“Je suis immense, je contiens des multitudes”, des mots que La Clara Sofia emprunte à Walt Whitman et qui irriguent sa musique écrite en portugais et en anglais, se faisant l’écho des villes et des vies qu’elle a vécues. Sur scène, avec pour leitmotiv de faire bouger les corps et les âmes, dans un trio voix-basse-objets percussifs, le public est enveloppé dans un cocon de pop alternative tissé aux fils du Brésil.
